DVD Le Cave se rebiffe
Jean Gabin, Martine Carol, Franck Villard, Maurice Biraud, Antoine Balpêtré, Ginette Leclerc, Françoise Rosay, Bernard Blier
Résumé de: Le Cave se rebiffe
Pour Charles, Lucas et Eric monter une affaire de fausse monnaie avec le "Dabe", c'est encore mieux que de s'associer avec la Banque de France. Tout est en place quand "le Dabe" apprend avec surprise que le graveur est un "cave".
Cette comédie policière délirante et jubilatoire réalisée par Gilles Grangier à base de fausse monnaie et d'abus de confiance est orchestrée par une bande d'escrocs dirigée de main de maître par l'élégant Jean Gabin. Elle est avec "Le Gentleman d'Epsom" l'une des comédies intemporelles dialoguées par Michel Audiard qui nous manque tant. Une réussite d'une joyeuse amoralité et l'un des films préférés de Michel Audiard avec "Le Sang à la Tête".
Le Cave se rebiffe est réalisé par : Gilles Grangier
• Date de parution : 5 mai 1999
• Éditeur : Film Office
Secrets de tournage de: Le Cave se rebiffe
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Gabin/Blier
Le cave se rebiffe marque la septième et dernière collaboration entre Jean Gabin et Bernard Blier. Les deux acteurs sont ensemble au générique de Le Jour se lève (1939), Crime et Chatiment (1956), Les Miserables (1957), Les Grandes Familles (1958), Archimede le clochard (1959) de Gilles Grangier et Le Président (1961).
Bernard Blier
Bernard Blier, qui doit sa présence dans le film à une suggestion de Jean Gabin, interprète ici un bandit un peu veule, rôle qu'il reprendra avec succès quelques années plus tard dans Les Tontons flingueurs.
Adaptation
La première version du Cave se rebiffe fut écrite en douze jours par Michel Audiard. On y retrouve le goût des bons mots chers à l'auteur comme cette célèbre phrase de Ferdinand Maréchal : "Les bénéfices ça se divise, la réclusion ça s'additionne."
Le film est l'adaptation d'un roman d'Albert Simonin. Michel Audiard adapta le rôle de Ferdinand Maréchal à la personnalité d'un de ses acteurs fêtiches, Jean Gabin. Le personnage n'avait pas une telle envergure dans le roman. C'est ici un vrai caïd.
Martine Carol
Le Cave se rebiffe marque la deuxième collaboration de l'actrice et de Gilles Grangier. Le réalisateur l'avait employée en 1945 dans Trente et Quarante.
Modification de tournage
La scène de rencontre entre Ferdinand Maréchal et son associé devait être tourné en Amérique du Sud. Jean Gabin refusa de partir si loin. La scène fut donc tournée en Normandie.
Hommage
A la fin du Cave se rebiffe, on trouve un carton, similaire à ceux qu'on pouvait trouver dans certains films noirs américains, prenant des distances avec les personnages de gangsters. Celui-ci fonctionne comme un hommage et conclut l'oeuvre sur une note d'humour fidèle au ton de l'ensemble.
Succès public
Si Le Cave se rebiffe n'emporta pas en 1961 l'adhésion de l'ensemble de la critique, le film connut un important succès public.
L'entente
L'entente entre Jean Gabin et Gilles Grangier était telle que les deux hommes travaillèrent ensemble sur plus de dix films. Parmi cette importante production, on retient notamment Gas-oil, Le Desordre et la Nuit, Le cave se rebiffe ou Maigret voit rouge.
Morceaux choisi
-Le meilleur. Y blanchit sous le harnais, hein... 30 ans de fausse monnaie et pas un accroc. Un mec légendaire quoi... Les gens de sa partie l'appelle le Dabe et enlève leur chapeau rien qu'en entendant son blase... Une épée, quoi.
-Entre nous, Dabe, une supposition, j'dis bien une supposition, que j'ai un graveur, du papier et que j'imprime pour un milliard de biftons. En admettant, c'est toujours une supposition, en admettant qu'on soit 5 sur l'affaire ça rapporterait net combien à chacun ?
-20 ans de placard. Les bénéfices ça se divise, la réclusion ça s'additionne.
-Ah évidemment j'en suis pas encore aux toiles de maître, mais enfin c'est un début
-Oh c'est un début qui promet. Mais tu vois si j'étais chez moi comme tu le disais si gentiment, bah j'mettrai ça ailleurs.
-Qu'est-ce que je disais, y s'rait mieux près de la fenêtre. Tu le verrais où toi ?
-À la cave.
-Ch'uis pus très au courant du marché mais enfin si ça peut t'obliger, j'vais m'informer.
-Bon bah... à ton age, c'est pus la peine d'aller te fatiguer avec des aller et venues. C'que ch'uis venu te demander, c'est le papier de Mandarès. T'as pas intérêt à le garder plus longtemps. Hum ! Pour peu qu'la Marne monte d'un petit chouaille du côté de ton hangar, il va onduler et s'piquer ton papelard.
-Y'a une porte à mon hangar. Tout acier.
-Une porte, ça s'ouvre. Pis, y'a les malfaisants.
-Si j'comprends bien, tu prends la succession de Mandarès... Du coquille, j'en ai 5 rames. Total 2 briques... et cash.
-Ah bah à c'blot là tu peux le garder et faire des cornets à frites.
-Te fache pas, on parle.
-Bon bah alors parle plus et écoute moi ça te reposera. À l'heure actuelle sur la place, y'a plus une équipe pour le prendre ton papelard. Alors moi, j't'en offre une brique et encore parce que c'est toi.
-J'disais bien que t'avais pas changé : féroce comme avant, p't'êt bien pire...
-Parce que j'aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Eric, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons... Et encore, les rois, ils arrivent à l'heure...
-Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, j'ai pas envie de le paumer à cause d'une bévue ancillaire
-Une quoi ?
-Une connerie de ta bonniche
-Depuis Adam se laissant enlever une côte jusqu'à Napoléon attendant Grouchy, toutes les grandes affaires qui ont raté étaient basées sur la confiance! Croire en les honnêtes gens est le seul vrai risque des professions aventureuses....
Article ajouté le 2006-11-14 , consulté 80 fois Liens
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